Figée

Ce texte est le premier et le dernier essai que j'écris cette année. Ça fait plus de cinq ans que j'écris et partage avec constance mon parcours professionnel et personnel. Cependant, depuis l'année dernière, le 28 décembre, j'ai cessé d'écrire.

J'avais peut-être d'autres choses en tête. J'avais peut-être besoin d'une pause. 

La vérité est que, le 28 décembre 2021, mon père est décédé. 

Sur le moment, alors que je vivais la tristesse qu'il est (je suppose) appropriée de ressentir après un événement aussi déchirant, je me suis dit que j'allais bien. Vraiment, j'allais bien. Pendant les deux mois qui ont précédé son enterrement, je me suis occupée des préparatifs des funérailles. Puis, après cela, je me suis concentrée sur le travail. J'avais besoin de travailler, j'avais des projets que j'avais prévu de lancer, et je me suis dit que cet événement de la vie n'allait pas m'empêcher d'avancer. J'ai donc continué à avancer. 

J'ai fait face et me suis concentrée sur les urgences financières, professionnelles, familiales. Tant de feux à éteindre ! La vie continue, n'est-ce pas ?

Je me suis dit que je n'étais pas la première personne à vivre une telle perte. D'autres personnes sont passées par là et elles s'en sortent bien, donc je vais bien.

Je me suis dit que je n'avais pas besoin d'être trop triste, car selon mes croyances spirituelles, même s'il n'était pas physiquement présent, mon père était toujours proche, bien que sous une autre forme.

Je n'allais pas m'effondrer. Mon père n'aurait pas voulu que je m'effondre, il aurait voulu que j'aille de l'avant, que je continue, et c'est ce que j'ai fait. J'ai même dit une fois à une de mes amies que je n'avais pas le luxe de m'effondrer. Trop de choses autour de moi dépendaient du fait que je sois debout et que je bouge. Je devais soutenir ma mère, dont le monde venait d'être bouleversé. Je devais continuer à être une maman pour mes enfants qui avaient encore besoin de toute ma présence. J'avais une entreprise naissante qui nécessitait toute mon attention. J'avais des dettes qui devaient être remboursées. La vie n'allait pas m'attendre.

J'ai continué à travailler, j'ai continué à sortir, j'ai continué à rire, j'ai tout fait comme si mon père était encore là sur terre. 

Je suis même tentée de dire que j'ai continué à être heureuse. J'ai noué des liens plus forts avec ma mère et mon frère, et j'ai eu l'impression que ces connexions étaient le cadeau que mon père m'avait fait avant de partir.

Puis vint l'été, qui a débuté par une pause de deux semaines. Mon mari et mes enfants sont partis en voyage, et moi, j'ai pris le temps de m’occuper de moi tranquillement à la maison. J'ai cessé d'être présente sur tous les médias sociaux, j'ai ralenti le rythme de ma vie professionnelle. Je me suis dit que j'avais besoin de respirer un peu, et je l'ai fait. 

Puis, deux semaines sont devenues un mois. Un mois est devenu deux, puis trois. En octobre, la pause dont j'avais tant besoin s'était transformée en limbes et en un sentiment d'apathie dont je ne savais pas comment sortir. Pendant ma « pause », les choses ont commencé à m’échapper rapidement. Tout ce qui m'entourait était devenu urgent, mais je n'arrivais pas à trouver en moi la force de m'en soucier, ou de faire quelque chose. J'étais en retard partout, pour tout. Mes objectifs pour l’année n'allaient définitivement pas être atteints. 

Je me sentais vivante, mais pas en-vie. Les choses se passaient autour de moi, pour moi, mais pas avec moi. Je suivais le mouvement, sans y participer pleinement. Cette voix dans ma tête ne cessait de me dire " fais quelque chose, fais, fais, fais, bouge ! ". J'écoutais, mais je ne pouvais pas agir. J'ai également réalisé que je n'avais même pas la force d'écrire. J'avais beaucoup de choses à dire, mais je ne pouvais pas les mettre sur papier, comme je le fais habituellement.

Une autre voix me disait : " sois, sois simplement, sois qui tu veux être en ce moment ". J'étais plus encline à écouter cette voix. Cependant, écouter cette voix signifiait voir la vie telle que je la connaissais s'effondrer. Écouter cette voix signifiait rester figée, regarder la vie me passer sous le nez. Écouter cette voix semblait complètement contre-productif, cela allait à l'encontre de tout ce que j'avais appris. Comment pouvais-je rester figée ? Comment pouvais-je ne pas sortir de cet état ? Comment cela pouvait-il être plus confortable que d'être une participante active de ma vie ? 

Cet état d’être m'a également fait réfléchir à la notion de productivité, de performance et de gain. Le "faire". J'ai encore du mal à m'en dé-faire. Non pas parce que mon identité était uniquement basée sur mon travail (j'ai dépassé cette notion depuis un bout de temps), mais parce que je n'avais jamais expérimenté la vie sans la notion d'action, de faire. 

Jusqu'à présent, pour moi, vivre signifiait non seulement être, mais aussi faire. Quand je dis " faire ", je veux dire agir d'une manière qui demande un effort. Je devais faire un effort pour me sentir vivante. 

Le simple fait " d'être " impliquait de lâcher prise, de suivre mes instincts (qui me poussaient à dormir, manger, lire, regarder la télévision et rien d'autre). 

J'ai donc été amenée à envisager la vie uniquement comme un état d'être. Ne pas faire, ne pas avoir. 

Nous sommes surtout habitués à traverser la vie en faisant et en ayant, sans trop penser à juste être. 

Je trouve donc particulièrement intéressant que l'année où j'ai dû faire face à la mort de mon père, j'ai également dû faire l'expérience de la vie en tant qu’ « être » humain. Un humain qui est, et pas seulement un humain qui fait ou qui a. Contempler la vie comme un état d'être. Pas faire, pas avoir. 

J'ai toujours cru que de mon être (en honorant qui je suis en ce moment) découlerait mon faire (comment je me montre pour moi et pour les autres, ce que je donne) et mon avoir (ce que je reçois). 

Difficile de dissocier mon être, de mon faire, de mon avoir. 

La leçon est brutale et difficile. 

Alors que j'écris ces lignes et que nous approchons de la fin de l'année, je n'ai toujours pas les réponses à ces questions. Je n'ai aucun conseil, aucun mot d'encouragement, aucune leçon à partager. Je me bats toujours avec la partie " être " de la vie, et pas seulement avec la partie " faire ".

Alors pour la prochaine saison, je me souhaite l'énergie de la vie. Je souhaite d'avoir une bonne santé, et j'espère pour nous tous, la lumière au bout du tunnel.

L'appel du baobab

Je me suis réveillée il y à plusieurs semaines aux sons de l’appel du baobab. 

J’ai ressenti l’appel des plantes enseignantes et des herbes guérisseuses.

J’ai ressenti une partie de moi s’éveiller, des connections se faire, des connaissances remonter à la surface. 

Je me suis réveillée avec la conviction que je savais, et qu’il était temps de faire un pas de plus vers cette partie de moi. 

Alors hier, j’ai commencé le travail. 

J’ai eu l’impression de retrouver de vieux amis. 

Chaque fois que le nom d’une plante me parvenait à l’oreille, il y’avait comme un souvenir qui remontait de très loin, du plus profond de moi. 

Je retrouvais les bienfaits de chaque plante, comme lorsqu’on retrouve les bras d’un ancient amant. 

Une certaine nostalgie. 

Cette sensation qu’on a connu la personne à une époque, mais qu’on doit faire connaissance avec ce que cette personne est devenue au fil du temps. 

Je suis en terrain connu, mais en même temps l’expérience me semble nouvelle. 

J’ai conscience de manière très aiguë que le passé, le présent et le futur ne font qu’un en ce moment. 

Je suis pleine de gratitude pour la vie antérieure pendant laquelle je n’ai fait qu’un avec ces plantes, et je remercie mon incarnation actuelle d’avoir intégré ce savoir dans ma présente expérience. 

Les 11 nuances de ma spiritualité libre et autonome

Une spiritualité basée sur l’Amour

Une spiritualité qui se construit et qui se déploie avec les vibrations de ton âme

Une spiritualité dynamique, qui se développe avec ton éveil de conscience.

Une spiritualité indépendante des dogmes

Une spiritualité dont les rituels sont le fruit de ta connection personnelle avec ton âme

Une spiritualité qui favorise ton autonomie de pensée

Une spiritualité qui a plus de questions que de réponses

Une spiritualité qui reconnait ton côté divin, comme ton côté humain

Une spiritualité qui met ton Etre au centre de TA vie

Une spiritualité qui respecte ta créativité

Une spiritualité qui est le reflet de la meilleure version de ton Etre

J'ai arrêté de méditer

Ecrit en août 2018

Je vais te dire un secret: j’ai arrêter de méditer:

Je parle beaucoup de silence, c’est vrai.

J’ai besoin de silence, de ces moments entre mes pensées, qui me permettent d’accueillir mes messages.

Alors je prends le temps. Je prends le temps de faire une pause, pour laisser mon intuition s’exprimer.

Ce weekend, j’ai donné un cours sur la méditation.

« comment fais-tu pour méditer? », m’a t’on demandé.

« pourquoi veux-tu méditer ? » j’ai répondu

Pour faire le calme en moi, pour éloigner le stress, pour faire taire le mental.

« j’ai arrêté de méditer, je ne médite plus, du moins aussi souvent qu’il y a quelques années. ».

Oui, je sais. On nous rabâche l’importance de la méditation pour retrouver la paix intérieure. Ce n’est pas faux. J’ai beaucoup médité, assise en lotus, pendant plusieurs mois d’affilée, et j’ai effectivement réussi à faire taire le mental, à trouver cette paix intérieure…jusqu’à ce que j’en ai marre. Je ne pouvais plus le faire. Moi qui pouvais passer une demie heure complètement coupée du mental, faire le silence en moi deux minutes était devenu compliqué.

Après avoir passé l’étape de la culpabilité (qui ne sert à rien entre nous), j’ai compris, et j’ai  réalisé trois choses:

1) mes réflexes et croyances religieuses m'avaient fait assimiler la pratique de la méditation aux prières que je faisais enfant. J'avais remplacé un rituel par un autre, avec la culpabilité d'être une mauvaise pratiquante qui allait avec.

2) j'avais arrêté de méditer certes, mais j'avais commencer à écrire, à chanter et à danser régulièrement. J'avais reconnecté avec ma dimension créatrice et à travers ces activités, je parvenais très bien à capter les messages de mon intuition. N'est-ce-pas là le but de la méditation?

3) et depuis que je suis thérapeute, je médite tout le temps...pour les autres! Je crée des méditations guidées et personnalisées, je fais des méditations de reconnection, je médite pendant les soins, etc. Alors quoi de plus normal qu'à la fin de la journée, je n'ai plus aucune envie de faire le calme dans mon être ??? 


En fait, je n’avais pas arrêté de méditer, j’avais changé de méthode pour atteindre cet état de plénitude.

J’ai commencé, intuitivement, à pratiquer certains gestes en pleine conscience.

Quand j’écris, je médite.

Quand je danse, je médite.

Quand je fais la cuisine, je médite.

Quand je chante, je médite.

C’est ce que j’ai expliqué ce weekend: 

Oui il faut méditer. Il faut apprendre à apprivoiser le silence, face à soi même et à l'invisible, c'est essentiel pour obtenir les réponses qu'on cherche. Par contre, je comprends que s'assoir sur un tapis pendant 30 minutes en état contemplatif ne nous vienne pas naturellement. C'est un entrainement, et ça peut prendre du temps.

Le but étant de couper le mental et les bruits autour pour observer le silence en soi, je conseille aussi de trouver une activité qui te mette dans cet état, te permette de faire le silence dans tes pensées pour te focaliser sur...rien. Le but, c'est de trouver cet espace de rien, de vide, de néant entre deux pensées. As tu remarqué que parfois les meilleures idées te viennent pendant ou après que tu aies fait la vaisselle ou le ménage? Moi ça fonctionne quand j'écris ou quand je danse. C'est le silence dans ma tête, je suis focalisée sur ma tâche et sur rien d'autre. Et c'est là où j'ai mes meilleures intuitions.

Bref, si t’assoir en lotus pendant plusieurs minutes est difficile, ne te mets pas le martel en tête.

L’essentiel, c’est d’être pleinement conscient, pleinement présent dans l’activité effectuée, ainsi que l’intention posée avant l’exercice.

L’un des conseils que j’ai donc donné ce weekend était: si tu as du mal à méditer assis (e) en lotus, choisi une activité qui te plaît, que tu peux effectuer mécaniquement. Prends une minute avant cette activité, de poser une intention. Peut-être recherches-tu plus de paix, plus de joie. Ton intention sera donc qu’à la fin de l’exercice, tu ressentes les sensations recherchées, ou un début de réponse à une question. Puis effectues ton activité, pleinement présent (e). Si tu danses, focalises toi sur ton corps, sur tes ressentis, sur tes gestes. Si tu cuisines, focalises toi sur tes gestes, sur les odeurs, les goûts. Quand tu auras terminé, tu ressentiras ce même calme et cette même plénitude que tu aurais ressenti assis(e) en lotus.

Alors faites le ménage, la danse, du dessin, de la photo, de l'écriture, de la musique,etc. Votre activité créatrice est votre méditation, c'est votre connexion, votre lien avec l'invisible, avec votre intuition.

Ne culpabilisez pas si vous n'arrivez pas à méditer. Trouvez cette activité qui vous tranquilise l'esprit, pendant laquelle vos pensées et votre mental s'éloignent, et écoutez les battements de votre coeur.

Je te souhaite une belle semaine.

Il y'a un temps pour tout

Ecrit en août 2018


Il y un peu plus d’un an, je dois avouer que j’étais un petit peu perdue. Je ne me sentais pas super bien, une sensation de vide dans ma vie, de vivre sans vraiment savoir si je suis à ma place, surtout au niveau professionnel. Oui, c’est une crise professionnelle qui m’a fait remettre en cause les voies professionnelles que j’avais choisies, et questionner mes choix futurs. Ce malaise s’est fait ressentir intérieurement et je suppose s’est fait ressentir énergiquement puisque l’une de mes amies, très branchée sur moi l’a ressenti à des kilomètres.

Etant également très intuitive, mon amie m’a dirigé vers le yoga, histoire à l’époque, non seulement de calmer mon mental, mais aussi de faire de l’exercice. Preneuse de conseils, j’y suis allée et après quelques séances, j’ai lâché et je me suis dirigée vers autre chose, vers la méditation. Je me suis dit « oui, le yoga, c’est peut-être pas pour moi, etc ». Donc, oubliée, cette brève phase de yoga.

Je disais donc que je me suis jetée dans la méditation et c’est ce dont j’avais le plus besoin à ce moment, je pense. La méditation a développé ma spiritualité, m’a ouvert au monde de l’invisible. J’ai rapidement accroché à différentes techniques de méditation, et il m’arrivait d’avoir des heures et des heures de pratique quotidienne. Avec mon ouverture aux énergies et au monde de l’invisible, je me suis re-connecté à moi même, à mon âme, et ma pratique a changé. Je n’ai plus ressenti le besoin de méditer tout le temps, et mon contact avec mes guides et mon âme était plus fluide. 

Lors d’une conversation avec moi-même, le message suivant m’est parvenu: « il est temps pour toi de t‘occuper de ton corps physique, d’augmenter ses vibrations, au moins aussi haut que tes corps spirituels. »

Je n’ai pas fait cas de ce conseil sur le moment, premièrement ne sachant pas comment augmenter les vibrations de mon corps sur le moment et deuxièmement, sachant que dans les jours à venir, mes guides m’enverraient plus de précisions et des pistes pour suivre leur conseil.

Ce qui n’a pas manqué. Peu de jours après, sur mon fil FaceBook, je tombe sur la publicité de cours de yoga, pas loin de l’endroit où je travaille. Au fond de moi, j’ai senti qu’elle était là, ma réponse. J’ai donc repris le yoga, tout doucement. Une séance par semaine, puis deux, puis trois, puis des stages et me voilà accrochée. Au delà des salutations au soleil que j’ai commencé à gérer comme une Queen, j’ai été attirée par cette discipline, comme style de vie. 

J’ai introduit la respiration yogi dans mes rituels de méditations, je me suis mise aux mantras et aux mudras, qui m’apaisent, qui me recentrent. A l’heure actuelle, en guise de méditation, parfois dix minutes de mantras suffisent à me mettre dans cet état de paix intérieure.

Bref, tous ces mots pour dire que j’ai re-commencé le yoga à un moment où je me sentais en phase avec moi-même, à l’écoute de moi-même. C’est l’une des clés je pense, pour que tout soit fluide dans notre vie. Être à l’écoute de nous-même, à l’écoute de nos propres rythmes, à l’écoute de nos messages. Savoir tourner le dos quand ce n’est pas ou plus le moment, savoir dire non, tout cela fait partie du fait que lorsqu’on est aligné et lorsqu’on sait suivre les signes de la vie, on ne (se) force pas.

Si ça ne passe pas, ça passera à un autre moment, ou autre chose viendra. Chaque chose en son temps. C’est ainsi que j’ai laissé tombé le yoga quand ça ne me parlait pas, et lui ouvrir les bras quand c’était le moment pour lui de revenir dans ma vie.

Je te vois d’ici, toi qui vas me dire que c’est aussi peut-être un signe de manque de persévérance. Comment sait-on qu’il faut persévérer? Comment sait-on qu’il faut lâcher? Ce sera, je crois le sujet de discussion d’un autre article.


Force, foi et courage

Ecrit Début juillet 2018

Spéciale dédicace à Lyvia

Il y’a quelques semaines, mon amie Lyvia Cairo, créait ce programme intitulé, Foi, Force et Courage. Je m’y suis rapidement inscrite. Par contre, je dois avouer qu’au bout de quelque séances, j’ai rapidement lâché, je n’ai plus suivi. 

Pourquoi? Ce programme m’a permit de constater que j’avais déjà acquis pas mal de choses, que le chemin parcouru jusque là n’avait pas été vain. Le programme de Lyvia avait pour moi un air de révision et de redondance, certains exercices proposés, je les avait déjà intuitivement effectués.

Je me suis donc rendue compte qu’à ce moment précis de ma vie, j’avais acquis

La foi d’être accompagnée

La force de faire mon travail

Le courage d’être moi même.

Tous les projets sur lesquels je travaille sont l’aboutissement de cette foi ferme que tant que je reste alignée, en accord avec mon âme, les entreprises que j’entreprends vont me faire évoluer. Il sont aussi la preuve matérielle de ma conviction que j’ai un travail à faire. Ce travail, c’est de suivre mes intuitions, de les matérialiser et de m’amuser tout en le faisant. Enfin, le courage d’être moi même. C’est ce dernier point qui a pris le plus de temps à être intégré, parce que eh bien qui-suis-je? Je me pose toujours la question. Je suis un être en évolution, je le sais. Je sais ce que j’aime aujourd’hui, et ce que je veux faire. Je sais qui je suis selon les définitions de notre société. Je connais mon titre d’épouse, de maman et de directrice communication. Je suis ce tout, sans cesse en évolution. Difficile à définir.

Dès l’instant où ces prises de conscience ont été intégrées en moi, j’ai commencé à mener ma vie autrement, ayant réalisé qu’être moi -même suffit. C’est devenu comme une évidence, les idées se sont mises à affluer, je savais ce que je devais faire. Le flow, comme aurait dit Lyvia. Un autre tournant dans ma vie. 

Une fois que j’ai pris confiance du fait que j’ai un message à faire passer, à travers entre autres mon écriture, j’ai décidé de vivre ma vie de messagère. Oui, j’ai un message à faire passer, qui est le fil conducteur de tout ce que je fais. Ce qu’il me faut, c’est le courage. Le courage de laisser derrière ce qui n’a plus lieu d’être, le courage de faire taire mon mental qui me demande si je suis folle, le courage de parler de ma spiritualité et de mes guides, le courage de me tourner vers ce qui me plaît, complètement, avec confiance.

Il ne s’agit pas ici de quitter mon travail du jour au lendemain, mais de tout mettre en œuvre pour que dans un futur proche, je puisse me donner complètement à moi-même, à ce qui fait ma joie.

Parlant de travail, j’ai décidé de donner à celui-ci, la place qui le revient dans ma vie. Auparavant, j’étais dans la peau de cette jeune maman qui veut tout accomplir, être la boss au boulot, à la maison, partout. Aujourd’hui, je suis toujours la boss au boulot, mais le temps que j’y passe a diminué. Je suis allé voir mes supérieurs hiérarchiques, et j’ai négocié des horaires alternés. Pour pouvoir faire plus de choses en famille. J’ai négocié plus de temps de congés, pour pourvoir me consacrer à mon message et à mes soins. L’année dernière, je ne me serai jamais donné l’option de demander plus de temps pour moi même. Mon boulot était tellement important comprenez-vous, tellement prenant qu’il m’était difficile de prendre des congés trop longtemps. Cette fois ci, j’ai décidé d’honorer toutes les parties de moi-même, de leur faire plus de place dans ma vie. Résultats, je suis en train de créer la vie que je veux, de passer de temps au travail, pour la même rémunération. La vie n’est t’elle pas douce?

Actuellement, j’ai le sentiment très fort que j’ai la vie que j’ai choisie, du moins j’y tends. Un travail que j’aime, auquel je me donne à fond mais qui ne me prend pas tout mon temps, une vie de famille équilibrée et une vie spirituelle en perpétuelle évolution.

Pour maintenir cela, je reste alignée, je prends mon courage à deux mains et je prends les décisions qui font que ma vie garde son équilibre, même quand j’ai peur de blesser, même quand j’ai peur de déplaire, même quand j’ai peur de me faire mal.

Ah oui, faire fi de la peur. C’est un élément important je pense, qui m’a aidé à évoluer. La peur est souvent là mais avec le temps, je su la reconnaitre et la mettre en sourdine. Peur de me voir refuser ces vacances, la sourdine. Peur de ne plus avoir de revenus, la sourdine. Peur de déplaire à mon patron, la sourdine. Peur que mes articles ne soient pas lus, la sourdine. Peur que mes soins n’aient aucun effet, la putain de sourdine !

C’est en faisant fi de ces peurs bien présentes en nous, pour nous rappeler que ne ne sommes qu’humains et faillibles, que l’on acquiert foi, force et courage je pense. En usant de force et courage pour aller vers nous même, on acquiert du même coup la foi. Parfois, avec la foi viennent la force et le courage. Je pense. En tout cas, c’est ma vérité. C’est trois éléments se sont ainsi interconnectés dans ma vie, pour en faire ce que je suis aujourd’hui.

Et toi? Où en es-tu?

En mai, fais ce qui te plait

Ecrit en Mai 2017

En Mai, fait ce qui te plait


Depuis que j’ai décidé d’écrire Kinlam et les animaux sauvages, j’ai l’impression qu’un monde nouveau s’est ouvert à moi. Comme je l’ai expliqué dans un autre article, l’écriture de ce conte vient également d’une démarche spirituelle, c’est un outil de guérison. 


Je suis pleine de gratitude pour l’Univers qui continue de m’envoyer ce que je sais maintenant, qui sont des expériences, des défis, et non des épreuves. Lorsque je regarde derrière moi, je me rends compte que j’ai eu de la chance d’avoir vécu une multitude d’expériences. Les plus belles expériences sont celles où je me suis laissé guider par mon cœur. Je le sais maintenant, la clé pour vivre ces expériences et les apprécier de la meilleure manière est de suivre les élans de mon cœur.

Cela peut sembler simple, dit comme ça, mais Dieu sait que personnellement, cela n’a pas été facile et cela n’est pas toujours facile, d’entendre la voix de son cœur. Comment fait-t ’on pour entendre la voix de son cœur, celle qui vous rassure que vous êtes sur le bon chemin, celle qui vous montre vos voies ? Jusqu’à présent, je ne suis pas certaine d’avoir trouvé la réponse à cette question. Je suis toujours en quête de mon cœur, en quête de moi-même. Qu’est-ce que je veux vraiment, quelle décision prendre, faut-il tourner à gauche, à droite ?

Mon besoin de tout contrôler, mon mental ont besoin de réponses claires, sans ambiguïtés. Et je pense que c’est de ce besoin que viennent mes plus grandes frustrations sur le chemin vers moi-même. Peut-être ne fais-je pas suffisamment confiance en mon cœur pour ne pas me donner les bonnes réponses, peut-être je ne comprends pas son message, peut-être ne parle-t-il pas suffisamment fort, ou alors je n’ai pas la bonne méthode ?

Toutes ces questions se sont bousculées dans ma tête pendant les premiers mois que je tâtonnais. Puis petit à petit, s’en m’en rendre compte, j’ai (un peu) lâché prise. Oh, je veux toujours rencontrer mon âme, je cherche toujours la bonne méthode. D’un côté, je vais de formations en formations, cherchant la bonne méthode, celle qui va me permettre d’avoir un lien direct avec moi-même, sans intermédiaires, sans fioritures.

D’un autre côté, j’ai accepté de jouer le jeu. Je fais des efforts de ne plus avoir d’attentes, de voir où mes décisions vont me mener. Envie d’une formation, allons-y ! Envie d’écrire un livre ? Pourquoi pas. J’ai décidé de moins me poser de questions, d’être plus à l’écoute de moi-même, d’être ce que d’autres considèrent égoïste. L’expérience est récente. Je ne l’ai pas encore pratiqué depuis suffisamment longtemps pour vous en dire des nouvelles.

La difficulté d'affirmer ce qu'on veut vraiment

Ecrit le 16 mars 2019

Notre éducation, notamment notre éducation religieuse, nous demande de ressentir de la gratitude en tout temps et en toute chose.

C'est ce que je prône également dans mes accompagnements, la gratitude étant l'une des bases de l'abondance.

Aime et apprécie ce que tu as maintenant, vis le moment présent, pour mieux accueillir ce qui vient.

Ce que je dis aussi, c'est que la gratitude ne signifie pas qu'il faille tout accepter

Se connaître, être honnête avec soi-même, connaitre ses standards et les respecter, c'est s'aimer soi-même et se montrer de l'amour.

Donc...si la vie vous envoie un "cadeau" qui ne correspond pas à vos standards,

Ne vous en contentez pas. Ne ressentez pas de la gratitude mal placée et culpabilisante.

Aimez-vous, montrez-vous de l'amour et patientez jusqu'à ce qu'elle vous présente une opportunité qui conviendra à vos standards.

N'acceptez pas la première chose qui vient en vous disant « en attendant », ou en vous disant « déjà je dois me considérer heureuse que… »

Non ! si vous ne voulez pas, vous ne voulez pas. 

N'acceptez pas à contre cœur en pensant faire preuve de gratitude envers la vie, ce n'est pas ça la gratitude.

La gratitude, c’est se réjouir de ce que vous avez ici et maintenant.

La gratitude ne se vit pas à contre cœur, la gratitude se vit dans la joie.

Quand vous ressentez de la gratitude, vous avez le cœur qui veut exploser tellement vous êtes heureuse de ce cadeau que la vie vous envoie.

La gratitude n'a pas cet arrière-gout de déception... « ce n’est pas ce que je voulais vraiment, mais bon ».

La vie ne vous demande pas d’être soumis

La vie ne cherche pas à te piéger

La vie n’est pas en rapport de soumission 

La vie te demande de t’affirmer et de prendre ta place

La vie ne vous veut que du bien.

La vie ne vous veut pas déçue.

La vie ne vous veut pas triste.

La vie vous demande d’être patiente.

La vie,  c’est la joie de la surprise, qui apporte la gratitude venue du coeur.

La vie vous demande de vous écouter et de vous connaitre.

Pour que lorsque cette opportunité se présente,

Vous la reconnaissiez à la palpitation de votre petit cœur.


Se précipiter sur une opportunité avec l'énergie de la peur

De la peur du manque

De la peur de on ne sait jamais

De la peur de « et si jamais cette opportunité ne se représentait pas? »

C'est refuser l'idée que la vie est abondance

C'est se dire qu’il n’y en a pas suffisamment pour tout le monde

C'est ne pas accepter que ce que tu veux va arriver.

Patiente !

Donc, ma sœur,

Fais confiance à la vie.

Ce client ne colle pas à tes standards ou à ta philosophie ? Envoie le vers un confrère avec qui ça va mieux coller, le client de ton cœur sera le suivant.

Ce mec te fait des avances, tu sais qu'il y a quelque chose qui cloche mais tu fermes les yeux par peur de ne pas retrouver de relation qui te ressemble vraiment, patiente, ne te contente pas de ce qui est sous tes yeux.

Bref, know yourself, know your worth.

Faire le choix d'être soi

Être soi. 

Concept qui est tellement ancré en nous depuis la venue du développement personnel, qu’on ne sait plus ce que c’est. 

État le plus naturel au monde, mais en même temps si compliqué à atteindre. 

Sois toi même 

Mais qui suis-je ? Quand les masques que je porte font partie intégrante de ma personnalité et que moi même je ne sais plus faire la différence. 

Je suis timide

Je suis colérique 

Je suis généreuse 

Je suis patiente

Masquée? Moi?

Masque ou Moi?

Comment on sait qui on est?

Comment on fait pour être soi?

Être soi demande du courage

Être soi c’est faire mal, parfois

Être soi c’est prendre un chemin différent 

Être soi c’est accepter d’être seul un instant. 

Être soi c’est lâcher prise et renoncer 

Être soi c’est mourir à soi-même pour renaître à nouveau. 

Être soi, c’est faire confiance à un futur qui  n’a jamais existé. 

Être soi, c’est l’éveil constant

Être soi, c’est l’écoute silencieuse 

Être soi, c’est le dialogue avec le vide

Miss C. m’a demandé l’autre jour: “comment peux-tu dire aux autres d’être eux mêmes, quand tu sais à quel point c’est difficile ?”

Et je lui ai répondu: “parce qu’une fois qu’on a connu la plénitude qu’être soi apporte, les difficultés ne pèsent plus autant dans la balance. Et on fini par comprendre au final que c’est: “être soi ou mourir. “

Les mouvements-racine

Spirit-ualité: Un mot qui peut être effrayant pour certains.

Lorsqu’on m'interroge à ce sujet, voici ma réponse: "Vous considérez-vous comme un être humain ? Si oui, alors vous avez un esprit. Et parce que vous avez un esprit, vous êtes spirituel."

Nous sommes tous spirituels.
Maintenant, c'est à vous de déterminer ce que vous voulez faire de cette information.

Être conscient de sa spiritualité, c'est déterminer comment nous voulons interagir avec cette partie de nous, et réfléchir à la place que nous voulons lui donner dans nos vies.

Moi ? Je lui donne toute la place ! !!

_________________________________________________________________________________________

Miss C. m’a demandé hier de parler des mouvements-racine.

Les mouvements-racine sont au cœur du mécanisme de la création.

Ce sont par exemple:
❤️Les battements d’un cœur
🧘🏾‍♀️La respiration
🦋Un battement d’ailes
🌺L’éclosion d’une fleur

Ces mouvements impliquent:
🎈Mort et naissance
🎈Fermeture et ouverture
🎈Contraction et expansion

Ils nous font comprendre les saisons de nos vies.
Ils nous aident à lâcher-prise et à accueillir.
Ils nous font choisir l’amour plutôt que la peur.
Il nous aident à comprendre que nous faisons UN avec le TOUT.

S'appuyer sur son énergie féminine ?

Travailler avec son intuition et s’appuyer sur son énergie féminine. À quoi cela ressemble-t-il pour moi, aujourd'hui ?

Pour moi, aujourd'hui, suivre mon intuition et laisser mon essence diriger signifie, changer tout mon modèle d'entreprise au milieu du deuxième trimestre, laisser tomber les projets en cours et tout reprendre depuis le début. En👏🏾Plein👏🏾Milieu 👏🏾Du 👏🏾2ème👏🏾Trimestre😤

Certains demanderont : "ça peut attendre ? Est-ce que tu peux continuer jusqu'à la fin du trimestre sans tout brûler ? ".

Eh bien, non, ce n'est pas possible. Parce que les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient en ce moment. Trop d’inquiétude et d’agitation. Les choses ne vont pas comme je l’avais prévu, et ma résistance à changer les choses me fait perdre le sommeil et de l'argent.

Une partie de moi pense que je devrais attacher ma ceinture et créer mon nouveau modèle d’entreprise, même si je dois arrêter ou interrompre les choses pendant un certain temps.

Une autre partie de moi est fatiguée de ces interminables sauts de la foi et veut que je persévère, sachant que je n'atteindrai peut-être pas mes objectifs trimestriels de toute façon.

S'appuyer sur mon énergie féminine signifie faire confiance à mon intuition, accepter le changement, attendre et avoir confiance que la réponse viendra. Être moi-même et laisser ce qui est à moi se manifester, et ce qui n'est pas à moi s’éloigner.

Ne pas s'appuyer sur mon énergie féminine signifierait m’accommoder de la dissonance(avec l’espoir de la dépasser) et avancer comme prévu. Trouver un moyen de sortir de l'inconfort en agissant et en faisant.

Qu’auriez-vous fait? 🎈

Expansion & Contraction

Parfois notre mal-être provient de notre refus de suivre le mouvement naturel de notre âme qui peut-être celui de l’expansion et de la progression, ou celui de la contraction.

Ces deux mouvements-racine sont les réflexes naturels de notre âme, qui comme tous les éléments de la nature, nous incite à hiberner puis à éclore, à inspirer puis à expirer.

Vous reconnaîtrez vos mouvements d’Expansion ou de Contraction au sentiment de plénitude et de complétude qu’ils vous procureront. La décision d’étendre votre zone de confort, ou celle de rester immobile, vous donnera cette impression d’être au bon endroit au bon moment, heureux d’être qui on est et avec ce qu’on a.

Par peur et par conditionnement social, notre premier réflexe sera de résister à ces mouvements racine. Soit nous aurons tendance à nous faire plus petits que nous le sommes et à résister au mouvement d’expansion, soit nous voudrons aller plus vite que la musique.

Et c’est ainsi que cette résistance va affecter notre corps physique et provoquer éventuellement ces douleurs que nous ressentons.

Troubles respiratoires, angoisses ou douleurs de dos ou de règles. Nous sommatisons notre mal-être dans notre corps et nous avons oublié comment écouter et communiquer avec lui.

Ce mal-être vient juste nous faire comprendre qu’il faille étendre notre zone de confort, faire ce saut de la foi que l’on hésite à faire, changer de perspective et de point de vue sur un obstacle, envisager une alternative ou dire notre vérité.

Plus forte est notre résistance, plus forte sont nos douleurs.

Je vous invite à interroger vos bobos et chercher ou sont vos possibilités d’expansion ou de contraction, à vous demander où sont les espaces de liberté non explorés dans votre vie.

Ne cherchez plus le chemin

Ne cherchez plus votre chemin, vous êtes le chemin.

Pour ces jours pendant lesquels la confusion règne.
Les jours où les voix à l’intérieur et à l’extérieur de vous sont si fortes qu’elles vous font perdre le sens de l'orientation.
Les jours où vous voulez que quelqu'un vous dise quoi faire, où aller.

Mais où est-elle, cette formule magique ?

Eh bien, vous êtes la formule magique.
Vous êtes le plan.
Vous êtes la boussole.

Vous êtes nés avec les directions gravées dans votre âme.
Vous êtes venus au monde avec un ensemble spécifique d'indications engrammées dans votre coeur.

Un moment de silence et vous trouverez votre chemin.
Une goutte d'eau et vous saurez votre vérité.
Un soupçon de chaleur et vous retrouverez vos pas.
Une poignée de terre et vous connaîtrez votre mission.

Accueillez avec joie toutes ces réponses en vous.

Ne cherchez pas de chemin en dehors de votre Être.
Vous êtes la voie/voix que vous recherchez.

Mon corps m'appelle

Mon corps m’appelle

Je pense être immobile,
Mais je ne le suis pas.
Des fourmis dans les jambes,
Les bras qui s’agitent,
Le bassin qui se balance,
La nuque qui tourne en rond,
C’est la vie qui m’appelle.

Et j’accepte l’alliance.
Je murmure des promesses,
À la fois anxieuse et exaltée.
Je m’ancre et je m’enracine
Je prie dans l’eau
Je me perds dans mes contemplations
Je me laisse porter par les éléments.

Mon corps m’appelle à moi même,
Ma vie me rappelle mes faiblesses et
Mon âme se souvient de ma puissance.

Puissions-nous entendre ces messages que nos corps nous font parvenir,
Et répondre le moment venu à l’appel de la vie, lorsque vient le moment de se souvenir.

Cultiver les good vibes

L’art de cultiver les good vibes 😎

Quand vous rencontrez certaines personnes, vous remarquerez qu’elles projettent toujours une fréquence spéciale autour d’elles. Une paix profonde, une bonne humeur permanente, qui part de l’intérieur de la personne, et qu’elle partage avec le monde qui l’entoure.

Je me souviens quand j’ai commencé ma pratique spirituelle il y’a quelques années. Instinctivement, je savais que ce dont j’avais le plus besoin à l’époque, c’était la paix intérieure. J’ai donc « accidentellement » ( je ne savais pas encore comment tout ça fonctionnait vraiment) posé l’intention d’incarner la paix. Pendant un an, dans toutes mes méditations, j’appelais la paix de toutes mes forces. À chaque tumulte, chaque obstacle que me présentait la vie, je faisais tout pour ressentir d’abord la paix.

Cette année là, plusieurs incidents m’ont fait travailler mon rapport avec la colère. À l’époque je ne savais pas que c’est mon intention qui avait provoqué cette séries d’événements pour que j’incarne enfin cette paix tant désirée. C’est lorsque récemment, quelqu’un m’a fait remarquer qu’elle ressentait tellement de calme autour de moi, qu’elle pensait que j’avais de la « chance » d’être aussi calme à l’intérieur comme à l’extérieur, que je me suis souvenue que je n’ai pas toujours été comme ça.

Et j’ai compris. J’ai compris que comme les bonnes habitudes, les bonnes vibes se cultivent et se pratiquent jusqu’à faire partie de nous.

Cela ne veut pas dire que je ne me mets plus en colère ou que je n’ai pas d’autres émotions. C’est juste qu’avec les autres émotions, la paix intérieure fait désormais partie de mes réflexes, je sais où la trouver quand j’en ai besoin, je peux y avoir accès en un claquement de doigts. C’est un travail qui m’a pris plus d’un an, et c’est celui que j’ai entamé cette année pour d’autres émotions telles que la joie.

Cette année, je pratique la joie en toutes circonstances, avec l’intention qu’un jour, elle soit complètement engrammée en moi.

Et toi quel sentiment voudrais-tu incarner ? ❤️

La créativité, notre super-pouvoir

Quand on me demande quelle est notre mission de vie.

Je répond que c’est la Créativité.

La créativité, c’est la réponse que l’Univers envoie à nos questions. Ces réponses, nous les enveloppons dans l’amour et dans le beau, et nous les offrons au monde.

L’être humain est en perpétuelle recherche de sens, d’évolution, de lumière.

Une fois que nous expérimentons la lumière, une fois que nous la laissons pénétrer et traverser nos douleurs et nos traumas, une fois que nos sens sont alignés avec notre essence, les réponses nous viennent.

Chaque rai de lumière est une source d’informations que notre esprit et notre corps vont traduire, pour nous et pour les autres.

Un bouquet de fleurs, un enfant, une entreprise, un sourire, un dessin, un mot, tout ça, c’est la matérialisation de la lumière que nous avons laissé nous traverser et que nous propageons autour de nous. C’est le pouvoir de la création. C’est notre créativité. C’est notre super pouvoir.

La joie, comme méthode de résistance

Franchement, ce que nous vivons en ce moment (et les moments précédents) est une forme particulière de torture. De la folie.

Tout est fait pour que nous pleurions tous les jours. Et c’est ce qui arrive.
Ils veulent nous épuiser. Et ils le font.
Ils veulent que nous nous concentrions sur le combat. Et nous le faisons.
Ils veulent qu'on oublie. Et c'est ce que nous faisons.

Nous oublions le but de la vie. Nous oublions que le but de la vie est de jouir de la vie et de s'épanouir, comme nous le disait Maya Angelou. Nous sommes coincés en mode survie. Nous oublions de respirer. Et c'est ce que le système veut en fin de compte. Ils veulent qu'on oublie notre propre humanité. Ils veulent que nous oubliions que nous ne sommes pas seulement là pour nous battre et survivre, mais surtout pour créer, être heureux et nous épanouir.

L'histoire que je veux écrire n’est pas centrée autour des concepts de résilience et de force. J'en suis fatiguée. Je suis fatiguée de lire des histoires de survie. Vraiment. Nous sommes des personnes fortes et résilientes, je pense que nous l'avons prouvé à maintes reprises.

Je veux écrire et lire sur la fragilité, la facilité, le repos et la joie. Je me sens plus humaine lorsque je suis capable de me connecter à ma joie et à ma créativité. Et ils ne me voleront pas cela. Jamais. Je me connecte au divin quand je me connecte à ma créativité. Et c'est cette joie et cette créativité qui m'apportent la liberté. Liberté financière, liberté politique, liberté sociale. La liberté d'être moi-même. C'est ainsi que je me libère et c'est ainsi que je libérerai mes enfants.

Je serai joyeuse , je serai créative , je serai heureuse . Et c'est ce qu'ils craignent le plus.

Ta colère est précieuse, utilise la à bon escient

Faites attention à ce vers quoi vous dirigez votre colère. Parfois certaines personnes ou certaines situations viendront vous titiller, et vous pousser à dépenser une énergie que vous auriez pu poser sur des choses plus constructives, plus vraies, plus saines et plus joyeuses.

Une des choses qui a tendance à nous mettre en colère et à faire remonter nos blessures, c’est le racisme.

C’est pourquoi c’est important de guérir et d’identifier les blessures que les différentes micro/macro agressions racistes ont créées en nous, pour prendre du recul et éviter de tomber dans le piège de la colère.

“La fonction, la très sérieuse fonction du racisme, est la distraction. Il vous empêche de faire votre travail. Il vous pousse à expliquer, encore et toujours, votre raison d'être. Quelqu'un dit que vous n'avez pas de langue, alors vous passez 20 ans à prouver que vous en avez. Quelqu'un dit que votre tête n'est pas correctement formée, alors vous avez des scientifiques qui travaillent pour démontrer le contraire. Quelqu'un dit que vous n'avez pas d'art, alors vous ressortez tout cela. Quelqu'un dit que vous n'avez pas de royaumes, alors vous ressortez tout cela. Rien de tout cela n’est nécessaire. Ils auront toujours à redire.”

Toni Morrison

Vivre ou consommer sa spiritualité?

Vis-tu ta spiritualité ou la consommes-tu?

🌟Consommer sa spiritualité, c’est suivre les coachs et autres guides sur Facebook et liker leurs publications.
🌟Consommer sa spiritualité, c’est lire tous les livres de développement personnel.
🌟Consommer sa spiritualité, c’est participer à des retraites ou faire partie de groupes de soutien.

🌟Vivre sa spiritualité, c’est faire face à ses démons et à son ombre.
🌟Vivre sa spiritualité, c’est faire face à ses biais et ses déclencheurs émotionnels.
🌟Vivre sa spiritualité, c’est comprendre ses émotions, ses peurs, c’est questionner ses traumatismes et les transmuter en énergie d’amour.
🌟Vivre sa spiritualité, c’est établir un dialogue avec son coeur et son âme, et retrouver sa souveraineté intérieure.
🌟Vivre sa spiritualité, c’est prendre des risques et s’engager envers soi même.

L’élévation intérieure se vit et s’expérimente, parfois dans la douleur. Elle ne se vit pas par procuration, à travers un livre ou un compte Instagram.

Ce travail, c’est la recherche de toute une vie, de tous les instants. C’est ce travail qui mène à l’autonomie, la vraie, celle qui vous aligne à votre « oui » et votre « non », celle qui vous apporte le détachement et le discernement, celle qui vous apporte la guérison.

Reprendre ton pouvoir personnel et vivre une spiritualité autonome et libre ?

Capitalisme et Patriarcat

Cette corde autour de ton cou, c’est celle du capitalisme sauvage et celle du patriarcat.

Womanistes, féminisme, anti/racisme, écologie, tous ces ism et ces luttes que nous portons en nous ont été créés dans le paradigme du capitalisme et du patriarcat.

Mon truc à moi, c’est la spiritualité libre et autonome.
L’un des objectifs de ma vie, c’est de me créer une spiritualité en dehors du paradigme actuel.
Capitalisme et patriarcat ne favorisent pas ma conception de la spiritualité. Je n’ai pas toutes les réponses, mais je suis convaincue des choses suivantes:

🔥Une spiritualité qui sert le capitalisme et le patriarcat n’est pas une spiritualité libre et autonome.
🔥Une spiritualité basée sur la peur n’est pas une spiritualité libre.
🔥Une spiritualité basée sur la honte n’est pas une spiritualité autonome
🔥Une spiritualité basée sur la division et l’intolérance n’est pas une spiritualité décolonisée
🔥Une spiritualité basée sur l’ignorance n’est pas une spiritualité joyeuse

Je te souhaite une spiritualité basée sur l’amour, sur l’empathie, sur la liberté, sur l’extase et le plaisir, sur l’abondance et la joie.